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Redevabilité dans le secteur minier: TROIS SEMAINES D’ACTIVITES POUR CONVAINCRE !


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Autant le secteur minier burkinabè acquiert des performances salutaires, autant une bonne partie de l’opinion burkinabè entretient de mauvaises perceptions et représentations du secteur. Pour réaffirmer la vitalité du secteur, démontrer les acquis du ministère en charge des mines et pour rassurer des efforts déployés pour renforcer la gouvernance, un « Mois de la redevabilité dans le secteur minier burkinabè » a été initié et le top de départ des activités a été donné le vendredi 4 septembre 2020 par le ministre Oumarou Idani.

 



La cérémonie de lancement du « mois de la redevabilité dans le secteur minier burkinabè » a été présidée, le vendredi 4 septembre 2020, par le ministre des mines et des carrières, Oumarou Idani. Décontracté et très à l’aise et entouré de ses collaborateurs, il a livré une communication détaillée de l’évolution du secteur depuis la colonisation devant des journalistes et représentants d’OSC. Avec pour thème « Les mines et les carrières au Burkina Faso : un secteur en pleine mutation », sa présentation a ainsi ouvert la série d’activités qui devront se dérouler jusqu’au 27 septembre. 

Il en est ressorti que, de la colonisation aux années 1990, le secteur minier burkinabè était dans une phase de naissance. On n’y avait recours que pendant les périodes difficiles comme la sécheresse avec une production dérisoire de type artisanale. Il a fallu attendre les années 2000, notamment 2003, avec le Code minier, l’amélioration du cours mondial de l’or et les travaux du Bureau des mines et de la géologie du Burkina (BUMIGEB) pour amorcer une transition vers le développement. « Le secteur minier burkinabè est à l’aube de son développement », a dit à propos le ministre Oumarou Idani. Pour lui, cette phase va de 2008 à nos jours et a été établie et consacrée avec la mise en œuvre des politiques et plans publics de développement, le dernier en date étant le PNDES déroulé de 2016-2020. De pratiquement une tonne d’or produite avant 2008, l’on a assisté à un bond qui s’est accru à partir de 2016 pour atteindre plus de 50 tonnes en 2019. 

Pour le ministre Oumarou Idani, l’objectif du PNDES est de faire des mines, un puissant moteur de croissance et de promotion sociale, respectueux de l’environnement. Et pour y arriver, des actions sont à mener parmi lesquelles, la valorisation du potentiel géologique par la mise en évidence des gisements miniers du pays, la gestion des impacts environnementaux des mines et des sites d’orpaillage entre autres. Dans la même dynamique, des réformes ont été engagées selon le ministre Idani. Il s’agit de la création d’un Ministère plein dédié aux Mines le 20 février 2017, et de la Direction générale des carrières, le renforcement de l’arsenal juridique dont plus de 40 textes de lois adoptés. Il y a également les réformes institutionnelles qui ont consacré la création de directions au sein du ministère, la promotion du dialogue avec les partenaires, et surtout l’opérationnalisation de quatre fonds. En perspectives, le premier responsable du département des mines et des carrières a annoncé la consolidation des acquis et la diffusion des externalités positives vers les autres secteurs de l’économie à travers le contenu local à l’horizon 2021 – 2024. « L’accent sera mis sur le renforcement des capacités de la Brigade nationale anti-fraude de l’or, l’Inspection des mines, l’Agence nationale d’encadrement des exploitations minières artisanales et semi-mécanisées, la mise en place de l’école des métiers de la mine, le renforcement de l’opérationnalisation des fonds, l’intensification de l’exploitation industrielle », a-t-il précisé. Il a également fait cas des défis à relever avant de conclure que le secteur est dans une phase de transition et que le meilleur reste à venir au regard des investissements en cours. 

Cette communication introductive a été suivie d’échange avec les journalistes et les OSC qui ont été invités à jouer le rôle d’interface entre le secteur et les autres acteurs, partenaires et toute la population.

DCPM/MMC

 


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